La bataille du leadership de la sous région d’Afrique centrale, entre Biya et Sassou a commencé par la presse. Les journaux camerounais « Nouvelle Expression » et le « Quotidien Info »  dénoncent son confrère congolais « Le Choc » de publier des articles qui ternissent l’image de Biya, de son côté, « Le Choc » critique l’attitude du journaliste camerounais Paul Tedga de noircir  l’image des présidents africains d’Afrique centrale, tout en blanchissant celle de Biya. Cette bataille médiatique, pour le leadership de la région d’Afrique centrale, pourrait faire couler beaucoup d’encre, si elle ne s’arrête pas.




Sarkozy à gauche, respectivement en photo avec le président Paul Biya du Cameroun et le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville.



On peut se poser la question, pourquoi, cette course ne concerne que les deux présidents congolais et camerounais ? Et de ce point vue, quel sera le choix de la françafrique et des franc-maçons. Le plus étonnant, c’est de voir deux nègres Biya et Sassou qui s’entredéchirent par les médias  interposés pour la françafrique.


SARKOZY POUR BIYA OU POUR SASSOU ?

Par Edmond Kamguia K. On sait par ailleurs qu’au lendemain du décès d’Omar bongo Ondimba qui fut un grand ami de l’ancien président français Jacques Chirac, ce dernier fit à la presse qui sollicitait sa réaction une confidence. En fait, l’ex-président Chirac estime que  Denis Sassou Nguesso est le chef de l’Etat  susceptible d’assurer au mieux le leadership après Omar Bongo Ondimba dans cette sous région. Une prise de position qui a renforcé chez le chef de l’Etat congolais l’idée qu’il peut valablement remplacer son beau-fils dans cet important rôle. Ceci  nonobstant le fait  que le président Paul Biya du Cameroun,  27 ans de pouvoir le 6 novembre prochain, dans un entretien avec les journalistes sur le perron de l’Elysée, s’est dit «disponible » pour assumer un tel leadership après le tête-à-tête qu’il a eu le vendredi 24 juillet 2009 avec le président Nicolas Sarkozy, au palais de l’Elysée, en France.

Lors d’un de ses voyages au Cameroun, Jacques Chirac, alors président de la République Française avait dit à Paul Biya que « l’amitié se nourrit de vérité ». Jacques Chirac n’a jamais digéré le soutien de M. Biya à M. Balladur pendant qu’il se battait pour succéder à feu François Mitterrand.

En ce qui concerne le président Nicolas Sarkozy qui avait de très bonnes relations avec feu le président Omar Bongo Ondimba, seul l’avenir dira qui, de Denis Sassou Nguesso et de Paul Biya, il préfère pour assumer le rôle de leadership régional. Tout ce que l’on sait, c’est que le président Sarkozy  a personnellement recommandé à son homologue camerounais alors en visite officielle en juillet dernier à Paris, de saisir l’opportunité qui s’offre pour impulser une dynamique visant le développement et la sécurité de la sous région . Un rôle logique de leadership que le Cameroun doit naturellement jouer. En tant que poumon économique de ladite sous région et situé dans le Golfe de Guinée dont les enjeux sont importants.

Mis à jour (Mercredi, 04 Novembre 2009 20:39)

 

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