Michel Galy, politologue spécialiste de la Côte d’Ivoire au Centre d’études des conflits, a accusé vendredi dans une interview publiée par l’express.fr », l’« ONU » d’avoir faire « l’erreur de trop s’impliquer dans (l’) élection ivoirienne ». « La principale faute de l’+ ONU + est d’avoir certifié un candidat en particulier, et non l’élection dans sa globalité », a analysé le chercheur qui estime que « les forces onusiennes paraissent peu efficaces » dans le règlement pacifique de la crise ivoirienne.

le sud-coréen Choi Yong-Jin, représentant spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire s'explique à la presse, photo prise en 2011.
Cette déclaration intervient alors que la « CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui avait menacé la Côte d’Ivoire d’une intervention armée semble s’être résigné, s’en remettant une nouvelle fois à l’« ONU (Organisation des Nations Unies) » après son sommet du 24 mars 2011. Une « résolution de l’ONU » pour intervenir militairement en Côte d’Ivoire ne devrait pas passer, la Russie et la Chine n’étant pas favorables à une telle option. « Avec l’affaire de la Libye, il ne faut pas espérer », pense un observateur qui en veut pour preuve «les récentes déclarations de la France qui sonne comme un débarras ». Le camp Ouattara a appelé à une intervention militaire de l’« ONU » en Côte d’Ivoire pour installer l’opposant Alassane Ouattara après l’échec constaté des organisations africaines. Plusieurs pays africains se sont déjà opposés à l’option militaire préconisée par l’Occident et notamment la France, pour le règlement de la crise ivoirienne.
La « certification » controversée du représentant spécial du Secrétaire Général de l’« ONU », Choï Young-Jin, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 en remettant en cause la décision du « Conseil constitutionnel », plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire, ainsi que la prestation de serment du Président démocratiquement élu. Refusant sa défaite constatée par le « Conseil constitutionnel », Alassane Ouattara depuis son « QG » du « Golf Hôtel », tente en complicité avec l’« ONUCI », la force française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement de Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo, Président de la République démocratiquement élu, reconnu et soutenu par l’ensemble des institutions civiles et militaires du pays ainsi que la majeure partie de la population ivoirienne, détient l’effectivité du pouvoir en Côte d’Ivoire.
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Mis à jour (Vendredi, 25 Mars 2011 22:30)






















