Ségolène Royal serait battue dimanche par le dissident socialiste Olivier Falorni, 42% à 58%, dans la 1ère circonscription de La Rochelle, largement grâce aux voix de la droite, selon un sondage « Ifop/Fiducial » réalisé lundi 11 juin 2012 et mardi 12 juin 2012, avant et après le « tweet » de Valérie Trierweiler.

Ségolène Royal, la plus ancienne compagne du président français François Hollonde.
A la question : « au second tour des élections législatives, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? », Mme Royal recueille 42% des opinions exprimées, M. Falorni, 58%. Plus de neuf électeurs sur dix de Mme Royal et de M. Falorni se reportent sans surprise sur leur candidat respectif. Cependant, 82% des électeurs de la candidate « UMP » Sally Chadjaa, qui n'a pas pu se qualifier pour le deuxième tour, indiquent qu'ils voteront pour M. Falorni, contre 6% qui choisissent Mme Royal. Des élus de droite ont ouvertement apporté leur soutien à M. Falorni dans ce duel.
Parmi les personnes ayant voté pour François Hollande (qui a apporté son soutien officiel à Mme Royal) au premier tour de la présidentielle, 57% voteraient pour Mme Royal et 36% pour M. Falorni. Parmi les électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, 9% seulement voteraient pour elle, et 83% pour M. Falorni. Les électeurs de « Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) » se répartissent à 47% sur Mme Royal et 42% sur M. Falorni, ceux de « Marine le Pen (Front National) » à 29% sur Mme Royal et 55% sur M. Falorni.
Ce sondage a été réalisé pour « France Bleu » La Rochelle, Sud Ouest et France 3 Poitou-Charentes sur un échantillon de 604 personnes, déterminé par la méthode des quotas, représentatif de la population de la 1ère circonscription de Charente-Maritime âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales. Pour un score de 60%, donc proche de celui de M. Falorni, la marge d'erreur sur un tel échantillon est de 4 points, ce qui donne pour le dissident un score entre 54% et 62%. Ce sondage doit être nuancé cependant par la possible influence du « tweet » envoyé mardi 12 juin 2012 à la mi-journée par la première dame de France Valérie Trierweiler en soutien à M. Falorni, qui a provoqué aussitôt une vive polémique.
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Mis à jour (Mercredi, 13 Juin 2012 21:43)
























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Ségolène Royal a expliqué mercredi soir 13 juin 2012 à La Rochelle ne pas avoir réagi à chaud au « tweet de Valérie Trierweiler soutenant son adversaire car « le coup était trop violent », comparant dans « Libération » « la trahison politique » du dissident Olivier Falorni à celle d'Eric Besson en 2007.
« Je n'ai pas voulu volontairement réagir hier (mardi) car le coup était trop violent, ça ne veut pas dire que je ne suis pas meurtrie, je ne suis pas un robot… », a déclaré Mme Royal lors d'une réunion électorale à La Rochelle dont les images étaient diffusées sur les chaînes de télévision. « Je demande le respect par rapport à une mère de famille dont les enfants entendent ce qui se dit… », a ajouté l'ancienne candidate à la présidentielle.
Dans un entretien jeudi 14 juin 2012 à « Libération », elle explique à nouveau : « face à la violence du coup, je n'ai pas voulu réagir à chaud, car je mène un combat politique difficile et je me dois de tenir bon ». « En tant que femme politique, je demande à être respectée tout comme doit être respecté le soutien politique que m'apporte le président de la République en tant qu'unique candidate de la majorité présidentielle », ajoute-t-elle dans le quotidien.
Au cours de ce même entretien, la candidate du « PS » soutenue par tous les partis de gauche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime estime que le maintien de la candidature d'Olivier Falorni face à la sienne est « une forme de trahison politique qui s'apparente à celle d'Eric Besson en 2007 ». Alors membre de la direction du « PS », M. Besson avait démissionné du parti en pleine campagne présidentielle, pour apporter quelques semaines plus tard son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy.
Cette « trahison » est « intolérable », insiste Ségolène Royal. « C'est accepter de faire perdre une candidate de gauche avec les voix de la droite et de l'extrême droite », explicite la présidente de la région Poitou-Charentes, en relevant que, selon ce sondage, Olivier Falorni « récupère 83% des voix de Nicolas Sarkozy et 55% des voix de Marine Le Pen » à la dernière présidentielle. Pour Mme Royal, le socialiste dissident « n'est pas l'homme de la majorité présidentielle, mais bien l'instrument du + tout sauf Ségolène + ». Il bénéficie aussi, affirme-t-elle, « de certaines vieilles complicités d'appareil » parmi les « revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau ».
« Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique », déclare encore la candidate, pour qui un vote des militants socialistes entre les candidats à la candidature dans cette circonscription (La Rochelle et l'île de Ré) « aurait divisé les socialistes locaux ».