Persuadées en dépit des démentis officiels de l'état grave, voire même du décès d'Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé à Paris depuis 20 jours, des associations algériennes en France demandent « la vérité » et des bulletins de santé sur le chef de l'Etat algérien. Source : « L'union Presse de Reims ».



Le président algérien Abedelaziz Bouteflika.


M. Bouteflika, 68 ans, a été opéré d'un « ulcère hémorragique au niveau de l'estomac », selon le seul communiqué médical algérien diffusé le 05 décembre 2011 après son admission à l'« hôpital du Val-de-Grâce ». Le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia a affirmé jeudi que le chef d'Etat sortirait « dans quelques jours » de l'hôpital. Il a également démenti « fermement les rumeurs insensées, véhiculées par certaines sources étrangères, au sujet de l'état de santé » de M. Bouteflika. « On attend le cercueil ».

Cheb Mami, une figure du rai proche du président et première personnalité à témoigner directement après lui avoir rendu visite, jeudi, a abondé en ce sens. « Le président allait vraiment bien et n'était pas du tout fatigué » a assuré hier le chanteur. « Je pense qu'il est mort depuis quatre jours », assène pourtant Mostefa Ramdani, président de l'« association humanitaire franco-maghrébine et Insertion (AHFMI) », ancien membre de l'ambassade d'Algérie en France (1976-1995). « J'ai eu des appels de mon village de Maghnia, dans la région de Tlemcen d'où est originaire la famille d'Abdelaziz Bouteflika. Ils me disent : Mostefa, maintenant on attend le cercueil », ajoute-il. « Le président est mort depuis près de 48 heures », assure aussi Saada Zaoui, président du « Rassemblement démocratique algérien pour la Paix et le Progrès ».

Ces associations réclament au gouvernement algérien d'apporter la preuve qu'il va bien. « Le peuple algérien veut la vérité sur le président. On veut des bulletins de santé », affirme Djoudi Taïeb, président du « comité de soutien d'Abdelaziz Bouteflika » lors de ses deux campagnes présidentielles de 1999 et 2004, précisant qu'il organise avec l'« AHFMI » cet après-midi à 14 heures une manifestation devant le « Val-de-Grâce ». Pour M. Ramdani, les autorités reculent le moment de l'annonce pour organiser la succession et les obsèques, le défunt devant être enterré dans les trois jours maximum suivant son décès.

Mis à jour (Vendredi, 07 Septembre 2012 20:12)

 

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