« Le pouvoir, quand on vous le confie, est une chose étrange. Il peut décupler vos forces, vous éblouir, vous rendre fou… » Sassou Nguesso (le manguier, le fleuve et la souris. Ed JC Lattès. P.43). Une analyse de Wallys KIMBATSA .

 


 

 

Près d'un quart de siècle déjà ! Que la fête des fous dure au Congo. Elle peut être définie comme une mascarade permanente érigée en art de (Désordre moral, d’erreur de jugement, de manque de prudence, et de l’incohérence de conduites…) à laquelle ceux qui ont fait de la politique une profession à vie participent activement. Et tant de souvenirs, tant d'évènements heureux pour cette mafia politique qui a fait du Congo une « Cosa nostra » (Ce qui est à nous ou Notre chose) et tant de malheur, tant de déceptions et tant d'espoirs déçus qui ont forgé la personnalité « état limite » de notre peuple ! Ce 12 juillet 2009, ce n'est pas seulement la réélection du Président Sassou qu’ils ont fêté. C'est aussi le début d'une nouvelle aventure d’agapes pour un cercle d’amis, un groupe d’initié à tuer le Congo qui en a commémoré beaucoup, une aventure dont tout indique qu’elle ne permettra pas de résoudre les mille et un problèmes qui ont jusqu'à présent freiné le développement du Congo. Ce qui au final, discrédite autant le Chef de l'Etat le Parlement et la coquille vide prétendument appelée Front des Partis de l’Opposition Congolaise (la camarilla du système  (Tout pour Eux Rien pour le Peuple) mis en place par le Président Sassou et le PCT depuis le 5 février 1979).

Autant de pratiques des bambocheurs et de modus vivendi  entre « frères » et amis qui ont dénaturé  la République. Le Congo avec son pétrole, « c'est du caoutchouc ». A force de le triturer, ils ont fini par le remodeler et le défigurer ! Qui donc osera encore croire que les assassins de Ngouabi les fossoyeurs du « lissoubisme », ont un quelconque respect pour le Congo et les institutions façonnées par Youlou, Massamba Débat et la Conférence nationale ?  Ces jouisseurs sont-ils à classer sans doute dans un tableau clinique de la perversion et l’anormalité morale ?

 « Le pouvoir, quand on vous le confie, est une chose étrange. Il peut décupler vos forces, vous éblouir, vous rendre fou… » Sassou Nguesso. Mais cette assertion, du point de vue psychanalytique peut aussi s'inverser ne serait-ce pas la convoitise du Pouvoir et le désir de sa conservation à tout prix qui révéleraient d'emblée un déséquilibre narcissique initial justifiant une quête éperdue (et perdue) de compensation et de reconnaissance? Quoi de plus insensé que de flatter le peuple pour une candidature, d'acheter ses suffrages, de pourchasser l'applaudissement de tant de « con - golais », de se complaire à être acclamé, de se faire porter en triomphe comme une idole ou de se tenir en statue d'airain sur les forums congolais si l’on ne fait pas la politique pour les autres?

Folie du Pouvoir, pouvoir de la folie... Au départ, un manque d'affection ou un trop plein de maternage qui dégénère en dépendance : voilà qui identifie les drogués du pouvoir. Ces hommes, et parfois ces femmes, sont, comme les autres malades de l'émotion, gouvernés par leur addiction.

Drogués, les hommes politiques au Congo? Les Congolais qui se réclament de sensibilités très diverses et qui, ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes mais, sur le sujet de la santé mentale de ceux qui nous gouvernent ou aspirent à nous gouverner, ils ont malgré tout en commun une certitude : cette smala du (Tout pour Eux et Rien pour le Peuple) est azimuté.

L'idée qui paraît à première vue choquante s'impose comme une évidence. Le pouvoir est une drogue dure. Il modifie le comportement de personnes qui, sans lui, seraient sans doute « normale », jusqu'à les faire agir de manière insane. Les conditions dans lesquelles il s'exerce aujourd'hui, malgré les efforts incessants vers la démocratie sur le « chemin de l’incertain avenir », n'ont pas amélioré les dérives, n’ont pas résolu, ne résoudront pas, les énormes problèmes avec lesquels nous sommes confrontés : la misère, la non-concorde (sauf entre eux les frères), la panne de notre démocratie si chèrement conquise…

Au jeu sinistre et sans rémission de la Vie pour eux et de la Mort pour le pauvre peuple et le Congo, les dépendances adoptent des variations différenciées. La plupart des thérapeutes Congolais identifient l'héroïne comme la drogue du « looser » et la cocaïne comme celle du « winner ». Dans un tel contexte, le Pouvoir qui rend fou au Congo est alors incontestablement la drogue des  « killers » (des prédateurs) qui tuent la République.

Près d'un quart de siècle après ses quarante neuf ans d’indépendance, le Congo marche en reculons (to zo ko rond point) à cause des hommes qui sont actuellement hors d'état d'en assumer le fonctionnement.

Ce diagnostic ne nous conduit-il pas naturellement à prescrire une autre République même si c'est une illusion, commode de penser qu'en changeant les institutions on changera la réalité du gouvernement au Congo ? Pourra-t-on pallier la faiblesse des hommes en modifiant les institutions, en dissimulant ou en diluant les responsabilités ?

Tout pouvoir est méchant dès qu'on le laisse; tout pouvoir est sage dès qu'il se sent jugé. Le Congo-Brazzaville n'a-t-il pas les dirigeants qu'il mérite parceque le peuple congolais n'a jamais demandé des comptes au président Sassou et kabbale ? 





 VIDÉO :  LE DICTATEUR « DENIS SASSOU NGUESSO » DANS SA FOLIE IMMENSE






En attendant, la fête des fous qui ont tués la république du Congo continue...   ...Ils dansent sous nos yeux, mais s'aperçoivent-ils qu'ils sont nus ?

Mis à jour (Vendredi, 20 Novembre 2009 06:42)

 

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