Jour pour jour, nous continuons à informer nos lecteurs de ce qui se passe au Congo, pendant que les médias de la « françafrique » se taisent sur la « médiocrité » de la gestion de la tragédie, suite à la série des explosions de la « caserne du régiment de blindés de M'Pila ». Qu'est ce qui se passe donc ? Par Appolinaire noël KOULAMA.

Préparatifs de l'inhumation des 200 victimes du drame de Mpila (Brazzaville - Congo), le 09 mars 2012.
En effet, des témoins joints depuis Brazzaville, nous informent de la levée du « deuil national » par le gouvernement avec seulement 145 cercueils sur 200 morts officiels, en même temps, les témoins comme d'autres sources concordantes, indiquent, que le premier camp de la caserne de M'Pila abritait environ 500 soldats stagiaires, tandis que le second, abritait environ 600 soldats stagiaires, soit un total environ de 1.100 soldats stagiaires. L'épi-centre de l'explosion se trouvant dans la caserne, il y a lieu de croire que tous ces soldats stagiaires sont décédés, sans compter les soldats professionnels qui étaient présents dans la caserne, rien que ça, nous sommes bien loin de 200 morts officiels prononcés par le gouvernement congolais.
Par ailleurs, dans la nuit de vendredi 09 mars à samedi 10 mars 2012, des témoins ont vu des camions, protégés par des militaires et remplis des cadavres, ces militaires détenaient des masques autour de leurs nez, et se sont dirigés en direction de la route nationale du nord. Ces témoins sont unanimes, de l'enterrement frauduleux de ces corps et par conséquent, de l'existence d'une fosse commune, qui a pour but, de cacher le nombre réel des morts à la « communauté nationale » et « internationale ».
TOUT ÇA POUR QUEL INTERÊT ?
Monsieur Sassou y joue gros dans cette affaire, sa carrière politique est en jeu, car la plus part des victimes sont ses propres partisans et le litige à l'intérieur de l'armée entre ses fidèles et ceux du général de brigade Blaise Adoua ne fait que commencer. Son intérêt serait, donc, d'éviter l'explosion de l'armée, à cela, il faut ajouter le mécontentement général de la population du nord au sud, et de l'ouest à l'est. Curieusement, aucune arrestation des fidèles de Blaise Adoua n'est signalée, malgré toutes les fortes suspicions du sabotage des armes de la « caserne de M'Pila » par les partisans du général Adoua. Lire l'article intitulé : >> CONGO-BRAZZAVILLE : LE GÉNÉRAL DE DIVISION BLAISE ADOUA SERAIT-IL MORT AU MAROC ?
Pendant, l'élection présidentielle de 2009, au moment où tous les regards des citoyens congolais étaient tournés vers la démocratie, la campagne électorale de monsieur Sassou restait figée sur « la paix », ou « la paix durement acquise », à l'époque, tous les analystes politiques traduisaient, « si vous votez Sassou vous avez la paix, si vous ne votez pas Sassou, il y aura la guerre » d'une part, et d'autre part, son épouse, emboîtait le pas dans la région du Kouilou : « ne revendiquez pas sur le pétrole, si vous voulez la paix, sinon, vous aurez la guerre ».
Dans notre article intitulé : >> EXPLOSIONS MEURTRIÈRES À BRAZZAVILLE : L'INFORMATION QUI TRAME DANS DES OFFICINES PROCHES DU POUVOIR. nous avons signaler le public congolais, que des armes ont été achetés et stockés en 2009 pour protéger le pouvoir de Sassou par la boyonnette, en cas de révolte post-électorale. Logiquement, il est, légitime de penser, au regard de la géopolitique interne au Congo-Brazzavile, que ces armes ont été destinées à frapper par la force, les populations du sud, majoritairement, hostiles, à Sassou, mais les aléas de la vie ont fait les choses autrement, et c'est la tragédie que nous vivons actuellement.
Au moment où, nous finissons ce soir d'écrire ce papier, d'autres informations nous parviennent, on nous fait état d'une mauvaise gestion, voir de détournement de « l'aide internationale » destinée aux victimes de cette malheureuse tragédie.
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Mis à jour (Mardi, 13 Mars 2012 04:41)
























