Directeur de l’« Espace culturel Yaro », sis derrière l’hôpital général de Loandjili, à Pointe-Noire, et directeur du « festival U’Sangu Ndjindji », Pierre Claver Mabiala a tenu, dimanche 26 février 2012, dans le cadre précité, l’assemblée générale du « réseau Artériel Congo-Brazza ». Au sortir de ses assises, nous l’avons interviewé. Propos recueillis par Equateur Denis NGUIMBI. Source : « La Semaine Africaine ».

Pierre Claver Mabiala, directeur du « festival U’Sangu Ndjindji ».
QUELLE LECTURE FAITES-VOUS DE VOS ACTIVITÉS RÉALISÉES EN 2011 ?
À l’« Espace culturel Yaro », nous réalisons la plus grande manifestation culturelle de la ville de Pointe-Noire : le « festival international des musiques et des arts U’Sangu Ndjindji ». Il a réuni plus de trente-six mille spectateurs, et a mis en valeur les jeunes des quartiers défavorisés de la ville océane. Nous avons, aussi, une activité permanente, au niveau de l’espace, qu’est l’accompagnement des groupes. Nous avons le groupe Brice Mizingou, que nous ne cessons de placer sur l’international. Nous avons, également, le groupe Lélu-lélu, qui est le groupe associé. Nous avons assisté certains groupes de théâtre : « la compagnie Issima », de Germaine Ololo, « la compagnie Bivelas », « le groupe de danse Binangua », « l’atelier de théâtre » de l’« Espace culturel Yaro » et bien d’autres artistes que nous avons accompagnés, pour qu’ils puissent faire un travail professionnel à l’international.
AVEZ-VOUS RENCONTRÉ DES DIFFICULTÉS PARTICULIÈRES ?
Bien sûr que oui! Vous savez qu’au Congo, les difficultés au niveau de la culture existent toujours. Il y a des moments où l’on se demande quand ces difficultés vont être amoindries ? Il nous faut payer le loyer, l’eau, l’électricité, le personnel. Et pourtant, nous aidons le Ministère (ndlr: de la culture et des arts) à faire le travail de promotion culturelle, mais au niveau des pouvoirs publics, nous n’avons pas de soutien. Au niveau du mécénat et du sponsoring, on traîne les pas. On ne peut pas tout dire, mais voilà résumées les difficultés majeures auxquelles nous sommes confrontés, au jour le jour, pour mener à bien notre travail, ce malgré notre bonne volonté d’aller de l’avant.
VOUS AVEZ TENU, LE 26 FEVRIER 2012, L'ASSEMBLÉE GÉNRÉALE CONSTITUVE DU RÉSEAU ARTÉRIEL CONGO-BRAZZA, DE QUOI S'EST-IL AGI ?
En fait, ce n’est pas encore l’« assemblée générale constitutive », nous sommes, plutôt, en train de la préparer. Elle va se tenir au mois de juin 2012, dans le cadre du « festival U’Sangu-Ndjindji ». « Artériel net work » est le tout premier réseau africain des artistes. Il est basé à Cap-town, en Afrique du Sud, et travaille pour la promotion des meilleures conditions de travail pour les artistes. Le « réseau Artériel » reconnaît que l’artiste est un véhicule qui travaille pour éclairer les populations, pour avoir la liberté de communication et d’expression en Afrique. Au Congo, nous n’avons pas encore le chapitre national. Chemin faisant, nous avons reçu, depuis Cap-town, la mission de monter un comité intérimaire qui doit faire le répertoire des artistes congolais, sensibiliser les pouvoirs publics sur l’installation prochaine du chapitre national au Congo. C’est ce vaste travail que nous sommes en train de faire, au vu de la création du chapitre national Congo-Brazza, prévu en juin prochain. La réunion du 26 février 2012 dernier avait pour but la sensibilisation prélude à l’« assemblée générale constitutive » de juin 2012.
AURIEZ-VOUS UN MESSAGE À L'ENDROIT DES ARTISTES CONGOLAIS ?
Nous disons aux artistes que chaque personne qui adhère à Artériel s’exprime de façon libre. Nous leur demandons de naviguer sur le site www.arterielnetwork.org, pour avoir toutes les informations. Nous devons nous retrouver pour que nous puissions être une force de proposition vis-à-vis des politiques qui ne sont pas dans la réalité de notre travail.
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Mis à jour (Vendredi, 16 Mars 2012 07:16)























