Israël a jugé lundi « regrettable » la décision de plusieurs pays d'Amérique latine de reconnaître la Palestine « comme un Etat indépendant » tandis que le président palestinien Mahmoud Abbas faisait part de sa  « fierté ».

 


Drapeau de la Palestine porté par un enfant palestinien. 


« Cette décision regrettable ne contribuera en rien à changer la situation entre Israël et les Palestiniens », a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères après l'annonce par l'Argentine de la reconnaissance de la Palestine comme « un Etat libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967 ».

Les Palestiniens demandent que leur futur Etat s'inscrive sur les frontières d'avant la guerre israélo-arabe de juin 1967, avec comme capitale Jérusalem-Est annexée par Israël.

« C'est une déclaration décevante qui est contraire à l'esprit des accords entre Israël et Palestiniens et de la négociation de paix », a souligné le porte-parole, Yigal Palmor, estimant que « si l'Argentine avait voulu faire une véritable contribution à la paix, il y a d'autres moyens que ce geste purement rhétorique ». Le Brésil avait pris vendredi une décision identique et l'Uruguay a fait savoir lundi soir qu'il prévoyait de reconnaître la Palestine comme Etat en 2011.

Selon les Israéliens, ces déclarations ne contribueront pas davantage à surmonter la division entre les Palestiniens de la bande de Gaza, sous contrôle du mouvement islamiste « Hamas », et ceux de la Cisjordanie, dont les zones autonomes sont sous le contrôle de l'« Autorité palestinienne » du président Mahmoud Abbas.

Le ministère israélien des Affaires étrangères avait déjà exprimé samedi ses regrets et « sa déception » au lendemain de l'initiative brésilienne. Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas, en visite à Ankara, a fait part de « son orgueuil et de sa fierté » après la décision de Buenos Aires, selon un communiqué officiel.

Le ministre des Affaires étrangères Riyad Al-Malki a déclaré à l'AFP que les Palestiniens s'attendaient à ce que « le Paraguay et tous les autres pays d'Amérique latine prennent des décisions similaires ».

Il y a un an, le président Abbas avait effectué une tournée remarquée en Amérique latine, visitant le Brésil et l'Argentine, afin de rallier leur soutien à la cause palestinienne.

Le 15 novembre 1988, la direction palestinienne, sous l'égide de son chef historique Yasser Arafat, avait proclamé l'établissement d'un Etat de Palestine qui avait été reconnu par de nombreux pays.

Depuis, les négociations de paix israélo-palestiniennes, initiées par les « accords d'Oslo (1993) », portent sur la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël. Mais le processus de paix est aujourd'hui dans une impasse totale.

Mis à jour (Mardi, 07 Décembre 2010 19:15)

 

Commentaires 

 
0 #1 administrateur 2010-12-07 20:16 AUTOUR DE L'ARGENTINE DE RECONNAÎTRE L'ÉTAT DE PALESTINE : QUE FONT LES SIONISTES ? ILS HURLENT …
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L’Argentine annonce qu’elle reconnaît la Palestine comme « État libre et indépendant à l’intérieur des frontières de 1967 ».

C’est la présidente argentine Cristina Kirchner qui a écrit au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour lui annoncer la décision de son pays.

Dans une démarche similaire, vendredi dernier, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a transmis à Mahmoud Abbas une missive dans laquelle il annonçait que le Brésil reconnaissait la Palestine. « L’initiative est conforme à la volonté historique du Brésil de contribuer au processus de paix entre Israël et la Palestine », avait indiqué un communiqué du ministère brésilien des Affaires étrangères.

Cette reconnaissance est « en accord avec les résolutions des Nations Unies exigeant la fin de l’occupation des territoires palestiniens et l’instauration d’un État palestinien indépendant basé sur les frontières du 4 juin 1967 », est-il écrit dans la lettre.

De son côté, l’Uruguay prévoit de reconnaître la Palestine comme État en 2011, selon le vice-ministre des Affaires étrangères, Roberto Conde. « Nous oeuvrons en vue d’ouvrir une représentation diplomatique en Palestine, sûrement à Ramallah », a déclaré M. Conde. « Donc l’Uruguay va sûrement suivre le même chemin que l’Argentine en 2011 », a-t-il ajouté.

Cependant, on ignore quelles seraient les implications politiques et diplomatiques de cette reconnaissance.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a jugé « regrettable » et « décevante » la décision de l’Argentine, qui « ne contribuera en rien à changer la situation entre Israël et les Palestiniens ». « C’est une déclaration décevante qui est contraire à l’esprit des accords entre Israël et les Palestiniens et de la négociation de paix », a-t-il commenté. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait également exprimé samedi « sa déception » après l’annonce du Brésil.

Les dirigeants israéliens ont mis en garde les Palestiniens contre toute déclaration unilatérale d’un État palestinien.
Ces dernières semaines, le négociateur palestinien Saëb Erakat a appelé la communauté internationale à « reconnaître l’État palestinien dans ses frontières de 1967 ».

Source : radio-canada.ca
 

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