L'Iran a réaffirmé mercredi 22 février 2012 qu'il ne cherchait pas à se doter de l'« arme atomique », alors que ses discussions avec l'« AIEA » pour dissiper les doutes sur son programme nucléaire controversé ont à nouveau abouti à une impasse.
Photo d'archive : Prise le 16 janvier 2009 montrant des barres de combustible nucléaire, stockées au complexe nucléaire de Yongbyon, en Corée du Nord
L'Iran « ne cherche pas à avoir l'arme atomique, dont la possession est inutile, dangereuse et nuisible, et constitue un grand péché d'un point de vue intellectuel et religieux », a déclaré le Guide de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, devant des scientifiques nucléaires iraniens réunis à Téhéran.
Le numéro un iranien a en revanche réaffirmé que l'Iran ne renoncerait pas à continuer à développer son programme nucléaire en dépit des « pressions, des sanctions et des assassinats (de scientifiques iraniens) qui ne donneront aucun résultat ».
L'accès à l'énergie nucléaire relève de « l'intérêt national de l'Iran », a-t-il souligné en accusant les grandes « puissances dominatrices » de chercher à « arrêter le progrès du peuple iranien ».
Cette réaffirmation des positions traditionnelles de l'Iran sur la question nucléaire intervient alors qu'une visite à Téhéran d'une délégation de l'« Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) » destinée à essayer de lever les doutes sur les objectifs iraniens s'est achevée mardi dans une impasse.
La communauté internationale redoute que le programme nucléaire iranien, condamné depuis 2006 par six résolutions du conseil de sécurité de l'« ONU » dont quatre assorties de sanctions, n'ait un objectif militaire caché, ce que l'Iran a toujours farouchement démenti.
L'« AIEA » a toutefois réaffirmé dans son dernier rapport, en novembre, avoir de « sérieuses inquiétudes » sur une « possible dimension militaire » de ce programme, s'attirant les foudres de Téhéran qui l'a accusé de parti pris politique.
Les Occidentaux en ont de leur côté tiré argument pour renforcer leurs sanctions économiques contre l'Iran, décrétant en janvier un embargo sur son pétrole et sa Banque centrale. Téhéran a répondu en annonçant, en violation des résolutions de l'« ONU », un renforcement de ses capacités d'enrichissement d'uranium qui sont au coeur de son conflit avec la « communauté internationale ».
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Mis à jour (Vendredi, 24 Février 2012 00:07)






















